Dans la continuité du mouvement citoyen et de la mobilisation syndicale du 10 septembre, des actions de tractage ont eu lieu à plusieurs reprises à Brest, à Guipavas, à Quimper ainsi qu’à Morlaix entre autres.
À Brest, samedi, à l’arrivée des citoyen·ne·s, plusieurs voitures de gendarmerie ainsi qu’une brigade cynophile étaient déjà sur place.
Les gendarmes n’ont pas souhaité préciser le motif de ce dispositif, mais ont procédé à l’ouverture des sacs et à la vérification des poches de plusieurs personnes.
Trois citoyen·ne·s ont même été retenu·e·s puis relâché·e·s sans poursuites 20 minutes plus tard.
Les gendarmes ont ensuite suivi les citoyen·ne·s devant les magasins, et ce, tout au long de la distribution.
À Morlaix et à Quimper, les forces de l’ordre ont procédé des relevés d’identité tandis qu’à Brest les millitant·e·s ont du quitter le rond-point sous menaces d’amende pour entrave à la circulation.
Cette présence et ce dispositif policier ont rendu le tractage moins efficace, les personnes contrôlées apparaissant comme suspectes, ce qui a freiné la distribution de tracts et les échanges.
Si aucune violence policière n’a été commise, la portée symbolique de cette présence, des menaces des forces de l’ordre et de ces contrôles ne doit pas être ignorée. Elle soulève des interrogations sur la liberté d’expression et d’organisation collective, ainsi que sur la volonté des autorités d’encadrer et de dissuader toute mobilisation citoyenne !
Nous déplorons de tels dispositifs et dénonçons ces menaces contre nos libertés !
Nous appelons à la vigilance face à ces pratiques et réaffirmons que la distribution de tracts et l’appel à l’action collective font partie intégrante des droits démocratiques fondamentaux !
Le secrétariat départemental de Solidaires 29,
18 septembre 2025