À l’occasion de la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage, Solidaires juge la venue de François Bayrou à Brest comme une provocation. Comment tolérer la présence d’un représentant de l’État français qui ferme les yeux sur les politiques néocoloniales toujours à l’œuvre, notamment en Kanaky et à Mayotte ?
Tandis que l’on commémore officiellement l’histoire de l’esclavage, la France continue d’imposer sa domination sur des territoires où les peuples réclament justice, respect et autodétermination. La répression, la dépossession et la stigmatisation ne sont pas des reliques du passé : elles sont le quotidien de dizaines de milliers de personnes sous administration française.
Solidaires refuse cette mise en scène de la mémoire de l’esclavage qui sert à blanchir les pratiques actuelles. Commémorer l’esclavage sans dénoncer le néocolonialisme, c’est trahir la mémoire des luttes.Sans justice aujourd’hui, il ne peut y avoir de mémoire sincère.
Solidaires 29
le 11 mai 2025